Ce carnet s’adresse aux seules personnes majeures, dix-huit ans révolus.

Rubrique

Accès aux sites adultes : pourquoi il se ferme

Une adresse qui fonctionnait hier ne répond plus aujourd'hui. La question qui mène à cette page est simple, et elle n'a pas une réponse mais au moins huit, qui appellent des gestes entièrement différents — et dont deux ne doivent pas être contournées du tout.

10 adresses · une page par site

Cette page sert à trancher entre ces causes avant de toucher au moindre réglage. Elle explique ensuite ce que chacune implique, comment la reconnaître en quelques minutes, et ce qu'un répertoire de cette rubrique peut ou ne peut pas y faire. Nous l'avons écrite parce que la même confusion revient partout : un blocage décidé par la loi, un filtre posé par un proche, un réglage oublié sur son propre appareil et un site qui a simplement cessé d'exister produisent tous le même écran, et se soignent de quatre manières opposées.

Une précision de méthode, puisque ce site n'en publie jamais sans. Nous décrivons des mécanismes, pas une situation datée : la liste des adresses concernées par une mesure administrative change, et nous ne la publions pas parce que nous n'aurions aucun moyen de la tenir à jour. Ce qui suit reste valable quelle que soit cette liste.

Le symptôme dit déjà beaucoup

Avant toute chose, regardez ce que l'écran affiche exactement. Les messages se ressemblent pour un lecteur pressé et ils désignent des causes distinctes.

Le nom du site est introuvable

Le navigateur annonce qu'il ne parvient pas à trouver l'adresse, ou que le serveur est introuvable. Ce message signifie que la traduction du nom en adresse technique a échoué : c'est la signature d'un blocage au niveau du service qui effectue cette traduction, ou d'un domaine qui n'existe plus.

C'est le message le plus fréquent, et le plus ambigu : il couvre à la fois un blocage administratif, un filtre de réseau et un site disparu. Les sections suivantes servent précisément à départager ces trois cas.

Un détail mérite d'être connu, parce qu'il oriente le diagnostic. La traduction d'un nom en adresse technique n'est pas effectuée par votre navigateur mais par un service extérieur, choisi par défaut par votre fournisseur d'accès et modifiable par le propriétaire du réseau. C'est précisément parce que cette étape se passe ailleurs que sur votre appareil qu'elle constitue le point d'intervention le plus commode, à la fois pour une mesure administrative et pour un filtre familial. Le même mécanisme sert donc deux usages qui n'ont rien en commun, ce qui explique l'ambiguïté du message.

Retenez qu'un introuvable ne prouve jamais la disparition d'un site. Il prouve seulement que la personne ou le service qui devait vous en donner l'adresse technique ne l'a pas fait.

Une page d'information s'affiche à la place

Un écran explique que l'accès a été restreint, parfois avec une référence à une décision ou à un règlement, parfois avec le nom du service qui bloque. C'est la situation la plus lisible : la cause est écrite, il suffit de la lire.

Nous insistons sur ce cas parce qu'il est le seul où le visiteur n'a rien à deviner, et parce qu'il faut lire cette page jusqu'au bout. Le nom du service qui affiche l'écran change tout : un fournisseur d'accès signale une mesure qui vaut pour le pays entier, un logiciel de protection installé sur la machine signale un réglage local, un équipement d'entreprise signale une règle interne. Trois responsables différents, trois démarches différentes, et la même apparence d'écran pour un lecteur pressé.

Quand la page mentionne une référence de décision, la conserver a son utilité : elle permet de vérifier par la suite si la mesure concerne l'adresse entière ou une partie seulement des services qu'elle héberge.

Le navigateur avertit d'un problème de certificat

Un bandeau signale que la connexion n'est pas privée, ou que le certificat a expiré. Ce n'est pas un blocage : c'est un défaut du site lui-même, dont le certificat de sécurité n'a pas été renouvelé. Nous conseillons de ne pas passer outre cet avertissement, pour une raison que nous détaillons plus loin.

La page se charge, puis refuse l'entrée

Le site répond, son apparence s'affiche, et un message annonce que le contenu n'est pas accessible depuis votre pays ou que vous devez confirmer votre âge par un moyen précis. La cause est alors à l'intérieur du site, pas sur le chemin qui y mène.

Rien ne se passe, la page tourne

Un délai qui s'écoule sans réponse ni message d'erreur indique généralement un serveur qui ne répond plus, ou un filtre qui laisse passer la demande et n'en fait rien. C'est le symptôme le moins bavard, et celui qui demande le plus de vérifications.

Le site n'apparaît plus dans les résultats de recherche

Ce cas n'est pas un blocage d'accès, et la confusion est fréquente. Un site retiré des résultats d'un moteur reste joignable si l'on tape son adresse directement. La différence est décisive : dans un cas vous ne pouvez pas y aller, dans l'autre vous ne le trouvez plus.

Les blocages décidés par une autorité

Le mécanisme, sans les détails qui vieillissent

Un cadre légal impose aux sites diffusant des contenus réservés aux adultes de s'assurer que leurs visiteurs le sont. Lorsqu'une adresse ne satisfait pas cette obligation, l'autorité compétente peut demander aux fournisseurs d'accès d'en empêcher l'accès depuis le pays concerné.

Techniquement, cette demande se traduit le plus souvent par une intervention sur le service qui traduit les noms de sites en adresses techniques : le fournisseur d'accès cesse de fournir cette traduction pour l'adresse visée. De là le message d'introuvable, et non un refus explicite. Certains fournisseurs affichent à la place une page expliquant la mesure, ce qui rend la cause immédiatement visible.

Deux conséquences suivent, et elles surprennent souvent. La première est que le site n'a pas disparu : il fonctionne, il est joint depuis d'autres pays, et il peut même l'être depuis le vôtre par un chemin technique différent. La seconde est que la mesure vise l'adresse et non le contenu : une même société peut exploiter plusieurs adresses, dont certaines seulement sont concernées.

Une troisième conséquence concerne directement les répertoires de cette rubrique. Une mesure de ce genre frappe une adresse précise, jamais une catégorie : un répertoire reste donc accessible alors qu'une partie de ce qu'il recense ne l'est plus. Le lecteur se retrouve devant une liste dont certaines portes s'ouvrent et d'autres non, sans que la liste elle-même l'indique nulle part.

Nous ajoutons une remarque de méthode, qui vaut pour tout ce qui suit. Le paysage réglementaire de ce secteur évolue, les adresses concernées changent, et les dispositifs mis en place par les sites évoluent aussi. C'est la raison pour laquelle cette page décrit des mécanismes plutôt qu'un état des lieux : un mécanisme reste juste quand la liste des adresses change, alors qu'une liste devient fausse sans avertir personne. Nous appliquons le même principe à nos trente-neuf fiches, où nous relevons ce qu'une page publie plutôt que ce que le marché est censé faire.

La vérification de l'âge, côté site

Une partie des adresses de ce secteur a choisi de se conformer plutôt que d'être bloquée, et met en place un contrôle à l'entrée. Les dispositifs varient : estimation à partir d'une image, vérification par un tiers indépendant du site, attestation délivrée par un service qui ne transmet pas l'identité.

Nous en disons ce que nous pouvons en dire, c'est-à-dire peu. Ces dispositifs engagent des données personnelles, et la seule chose qu'un visiteur puisse contrôler avant de s'y soumettre est ce que la page de confidentialité du service annonce conserver. Nous conseillons de la lire, et de renoncer quand elle n'existe pas.

Une distinction nous paraît néanmoins utile, parce qu'elle sépare deux situations très inégales. Un contrôle effectué par un tiers indépendant du site, qui atteste d'une majorité sans transmettre l'identité, ne laisse au site que l'attestation : celui qui gère le contenu ne sait pas qui vous êtes. Un contrôle effectué par le site lui-même, qui recueille directement une pièce ou une photographie, réunit au contraire dans les mêmes mains l'identité du visiteur et la trace de ce qu'il est venu consulter.

La différence porte sur ce qui existerait après un incident chez l'un ou chez l'autre, et elle est considérable. Nous n'avons rencontré aucun des deux dispositifs sur les trente-neuf adresses de notre relevé, dont aucune n'impose de contrôle à l'entrée au moment de nos lectures, et nous signalons la distinction pour le jour où l'une le fera.

Ce que nous ne conseillons pas de faire

Contourner une mesure de cette nature n'entre pas dans ce que cette page recommande, et ce n'est pas une position de principe : c'est une conséquence pratique. Les outils qui se présentent comme la solution à un tel blocage sont, pour une part d'entre eux, des logiciels dont l'activité réelle n'est pas celle qu'ils annoncent, et les adresses qui se présentent comme des copies d'un site bloqué ne sont pas toujours ce qu'elles prétendent.

Le risque n'est donc pas abstrait : il consiste à remplacer un accès fermé par une exposition ouverte. Nous y revenons en détail plus bas.

Les filtres posés par quelqu'un d'autre

C'est la deuxième grande famille, et elle se reconnaît à un indice : le blocage suit l'appareil ou le réseau, pas le site.

Un contrôle réglé sur l'appareil

Les systèmes des téléphones et des ordinateurs proposent tous un jeu de restrictions qu'un adulte peut activer pour un appareil utilisé par un enfant. Ces réglages bloquent des catégories entières de contenus, parfois sans message explicite : la page annonce simplement qu'elle est introuvable ou que l'accès est restreint.

Le point qui compte est celui-ci : si ce réglage a été posé par un parent, un conjoint ou un tuteur sur un appareil qui n'est pas le vôtre, il exprime une décision. La démarche qui convient est d'en parler à la personne qui l'a posé, pas de chercher à le défaire. Nous ne donnons aucune indication pour le neutraliser, et c'est délibéré.

Le cas symétrique existe et se traite autrement. Il arrive qu'un adulte ait activé ces restrictions sur son propre appareil, pour un usage partagé avec un enfant, puis les ait oubliées. Elles se retrouvent alors dans les réglages du système, à la rubrique du temps d'écran ou du contrôle parental selon l'appareil, et rien n'empêche leur propriétaire de les ajuster. La différence entre les deux situations n'est pas technique, elle est de savoir à qui appartient la décision.

Un indice permet souvent de trancher sans rien ouvrir : un contrôle posé par un tiers s'accompagne d'un code que vous ne connaissez pas. Si le réglage se laisse modifier sans code, il est probablement le vôtre.

Un filtre sur le réseau

Le réseau d'une entreprise, d'un établissement scolaire, d'une bibliothèque ou d'un hôtel applique fréquemment un filtrage par catégories. Le symptôme est net et facile à confirmer : le même site s'ouvre sans difficulté depuis une autre connexion, et d'autres sites de la même catégorie sont bloqués depuis celle-ci.

Là encore, il s'agit d'une règle posée par le propriétaire du réseau, dans un cadre qui lui appartient. Un réseau professionnel journalise du reste les tentatives, et chercher à passer outre laisse une trace plus visible que la tentative elle-même.

Une option activée chez l'opérateur mobile

Plusieurs opérateurs proposent, et activent parfois par défaut sur les lignes rattachées à un mineur, une option qui bloque les contenus réservés aux adultes. Elle agit sur la connexion mobile et disparaît lorsque l'appareil passe par une autre connexion, ce qui produit une situation déroutante : le site s'ouvre à la maison et pas dans la rue.

Cette option se vérifie dans l'espace client de l'opérateur. Quand la ligne appartient à quelqu'un d'autre, la remarque précédente s'applique.

Un service de traduction de noms filtrant

Un foyer peut avoir choisi un service de traduction de noms qui écarte certaines catégories, ce qui bloque tous les appareils de la maison sans laisser d'indice sur l'appareil lui-même. Le symptôme est un introuvable systématique sur toute une catégorie, quel que soit le navigateur et quel que soit l'appareil connecté à ce réseau.

C'est la cause la plus discrète de toutes, et la plus facile à confirmer une fois qu'on y pense : le même appareil, connecté à une autre source, retrouve l'accès.

L'étiquetage volontaire des sites

Une partie des adresses de ce secteur se déclare auprès d'un système d'étiquetage que les filtres parentaux consultent. Un site qui s'y déclare accepte d'être bloqué par ces filtres, donc de perdre une part de son public, sans aucune contrepartie commerciale.

Nous relevons cette pratique dans nos fiches quand nous la constatons, et nous la portons au crédit du site. Une adresse de notre relevé la met en œuvre, et c'est le seul cas où la principale qualité d'un site bénéficie à quelqu'un qui n'est pas son lecteur.

Les réglages de votre propre appareil

Troisième famille, la plus facile à corriger puisqu'elle ne dépend que de vous. Elle réunit des réglages posés volontairement puis oubliés, et des options activées par défaut que personne n'a jamais examinées.

La recherche protégée d'un moteur

La plupart des moteurs de recherche proposent un mode qui écarte les contenus réservés aux adultes de leurs résultats. Activé, il produit exactement le symptôme décrit plus haut : le site n'apparaît plus dans les résultats alors qu'il reste parfaitement joignable si l'on saisit son adresse.

Deux situations se présentent. Quand l'option a été cochée sur un compte, elle suit ce compte de machine en machine, ce qui explique qu'un même site se trouve depuis un appareil et pas depuis un autre. Quand elle est imposée par le réseau ou par un réglage d'administration, le moteur l'indique en général par une mention au-dessus des résultats, et elle n'est alors pas modifiable depuis le compte.

La conséquence pratique est qu'une absence dans les résultats ne prouve jamais un blocage d'accès. Il faut, avant toute autre vérification, saisir l'adresse directement.

Les paramètres de contenu du navigateur

Les navigateurs récents intègrent des protections qui bloquent certaines catégories d'adresses, le plus souvent au nom de la sécurité plutôt que du contenu. Une adresse signalée comme trompeuse, une page servie sans chiffrement, un domaine enregistré depuis peu : chacun de ces cas déclenche un avertissement ou un blocage, indépendamment du sujet du site.

Ces protections se règlent dans les préférences du navigateur, et nous conseillons de les laisser en place. Leur désactivation globale pour atteindre une seule adresse revient à retirer une ceinture de sécurité pour un trajet.

Les extensions installées

Une extension destinée à bloquer la publicité, le pistage ou certaines catégories peut empêcher l'affichage d'un site entier, notamment lorsqu'elle bloque un composant nécessaire à son fonctionnement. Le symptôme habituel est une page qui reste blanche, ou qui s'affiche sans aucune mise en forme.

Le test prend dix secondes : ouvrir la même adresse dans une fenêtre de navigation privée, où les extensions sont d'ordinaire inactives. Si la page apparaît, la cause est là.

Le logiciel de sécurité installé sur la machine

Plusieurs logiciels de protection intègrent un module qui filtre les adresses par catégories, parfois activé à l'installation sans que personne l'ait choisi. Il affiche son propre message de blocage, ce qui le rend reconnaissable, mais ce message ressemble suffisamment à celui d'un filtre de réseau pour entretenir la confusion.

La distinction se fait par le lieu : ce blocage suit la machine et disparaît si l'on ouvre la même adresse depuis un autre appareil branché au même réseau.

Un service intermédiaire oublié

Une connexion qui passe par un service situé dans un autre pays produit deux effets opposés. Elle échappe aux filtres du réseau local, et elle se soumet aux règles du pays de sortie, qui peuvent être plus restrictives. Plusieurs de ces services appliquent en outre leur propre filtrage par catégories.

Le symptôme déroutant est celui d'un site accessible puis inaccessible sans que rien n'ait changé sur l'appareil : un service de ce genre qui bascule tout seul d'un point de sortie à un autre suffit à l'expliquer.

Les causes qui viennent du site, pas de vous

Quatrième famille, et la plus fréquente sur les adresses de ce secteur, dont beaucoup vivent avec des moyens réduits.

Le domaine a expiré

Un nom de site se loue et se renouvelle. Lorsqu'un éditeur oublie ou renonce, le nom cesse d'être traduit, et le symptôme est un introuvable identique à celui d'une mesure administrative. Le site n'est alors pas bloqué : il n'existe plus à cette adresse.

La confusion est d'autant plus tenace que ces deux causes très différentes produisent exactement le même message. Un indice les sépare : un nom expiré est introuvable depuis n'importe quel pays et n'importe quelle connexion, tandis qu'une mesure administrative s'arrête aux frontières du pays qui l'a prise.

Dans ce secteur, un nom libéré est souvent repris par quelqu'un d'autre, et l'adresse se remet à répondre en affichant tout autre chose. Un répertoire qui n'a pas été relu depuis des mois conduit alors vers un contenu sans aucun rapport avec sa propre description.

Cette reprise est le piège le plus désagréable de tous ceux que décrit cette page, et pour une raison qui n'a rien d'évident : elle ne produit aucun symptôme. Le lien fonctionne, la page s'affiche, rien n'avertit que l'adresse a changé de mains. Un visiteur qui suit un renvoi vieux de deux ans peut donc atterrir sur quelque chose qu'aucun répertoire n'a jamais examiné, en croyant consulter ce que la description annonçait.

La parade est simple et nous l'appliquons à chacune de nos relectures : comparer ce que la fiche décrit et ce que la page affiche, avant de lire la page. Une description qui parle de fiches d'intervenantes et une page qui vend des accessoires de jardin ne se confondent pas ; une description qui parle d'un blog et une page qui présente un autre blog se confondent très bien.

Le certificat de sécurité n'a pas été renouvelé

Un site chiffré présente un certificat dont la validité se renouvelle périodiquement. Passé l'échéance, le navigateur interpose un avertissement sévère et réclame un geste explicite pour continuer.

Nous conseillons de ne pas accomplir ce geste, et pour un motif précis plutôt que par prudence générale. Sur un site de cette nature, le seul fait de consulter engage l'intimité de quelqu'un ; or franchir cet avertissement revient à accepter une connexion dont rien ne garantit qu'elle n'est pas écoutée. Le certificat périmé est en outre le signe le plus simple d'un site qui n'est plus entretenu, donc dont le reste ne l'est probablement pas davantage.

Une variante existe et mérite d'être connue : certaines adresses de ce secteur ne sont servies qu'en connexion non chiffrée, sans proposer la version sécurisée. Tout ce qui transite entre le visiteur et le site circule alors en clair, lisible de qui se trouve sur le chemin — le fournisseur d'accès, le gestionnaire de la connexion locale, quiconque partage un accès sans fil. Nous tenons ce point pour rédhibitoire dans nos fiches, indépendamment du contenu proposé.

L'hébergement a changé ou s'est arrêté

Un site déplacé d'un hébergeur à un autre reste inaccessible le temps que la nouvelle adresse technique se répande, ce qui prend de quelques minutes à quelques heures selon les réglages. Pendant cet intervalle, une partie des visiteurs atteint l'ancien serveur et l'autre le nouveau, ce qui produit des symptômes contradictoires selon la connexion utilisée. Ce cas est le seul de cette page qui se résolve tout seul en attendant.

Un hébergement suspendu, pour impayé ou pour manquement aux conditions du prestataire, affiche lui un message du prestataire à la place du site. Il se reconnaît à cela, et il ne se résout pas en attendant.

Le site restreint l'accès selon le pays

Une partie des plateformes de ce secteur réserve son accès à certaines zones, par choix commercial ou pour éviter une obligation qu'elle ne veut pas satisfaire. La page se charge alors normalement et affiche un message explicite.

Cette cause se distingue de toutes les précédentes par un détail : le site répond. Ce n'est donc ni un blocage sur le chemin ni une panne, et aucun réglage de votre appareil n'y changera quoi que ce soit.

Le site a simplement fermé

Enfin la cause la plus banale, et celle à laquelle personne ne pense d'abord. Les adresses de ce secteur apparaissent et disparaissent, et leur fermeture ne s'annonce jamais. L'indice le plus net est l'absence de toute trace récente : un site vivant laisse des pages dans les résultats des moteurs, un site fermé s'en efface progressivement.

Une fermeture se distingue par ailleurs d'une interruption par la durée. Un hébergement en panne ou un nom en cours de renouvellement se rétablissent en quelques heures, rarement plus ; une adresse muette depuis plusieurs semaines a cessé d'exister, quoi qu'en dise le répertoire qui la recense encore.

Nous tirons de ce constat la façon dont nous formulons nos propres fiches. Chacune se termine sur ce que nous irons vérifier lors de la relecture suivante, et le premier point de cette liste est toujours le même en substance : le site répond-il encore, et ce qu'il affiche correspond-il toujours à ce que nous avons décrit.

Comment trancher entre ces causes en quelques minutes

Les quatre familles précédentes se départagent par une suite de vérifications dont aucune ne demande d'outil particulier. L'ordre compte : chaque étape élimine une famille entière, et la suivante ne se justifie que si la précédente n'a rien donné. Nous la donnons telle que nous l'appliquons nous-mêmes lorsqu'une adresse de notre relevé cesse de répondre.

Étape un, changer de connexion sans changer d'appareil

Prenez le même téléphone ou le même ordinateur, coupez la connexion sans fil du lieu où vous êtes, passez sur la connexion mobile, et ouvrez la même adresse. Ce geste unique sépare deux mondes.

Si le site s'ouvre, la cause tient au réseau que vous venez de quitter : filtre d'entreprise, service de traduction de noms choisi par le foyer, réglage du boîtier d'accès. Le site, lui, fonctionne parfaitement, et aucun réglage de votre appareil n'est en cause.

Si le site reste inaccessible, la cause tient à l'appareil, au fournisseur d'accès du pays, ou au site lui-même. Les étapes suivantes servent à départager ces trois-là.

Une précaution sur ce test, parce qu'il échoue parfois sans qu'on comprenne pourquoi. Un téléphone qui conserve en mémoire la traduction d'un nom continue de la réutiliser quelques minutes après le changement de connexion, et affiche donc l'ancien résultat. Attendre un instant, ou fermer puis rouvrir le navigateur, suffit à lever cette ambiguïté. Le même effet explique qu'un site rétabli mette un moment à redevenir accessible alors qu'il répond déjà pour d'autres.

Étape deux, essayer une autre adresse de la même catégorie

Ouvrez un autre site du même genre, pris dans un répertoire de cette rubrique. Le résultat se lit en deux temps.

Si toutes les adresses de cette catégorie échouent et que le reste du web fonctionne, vous êtes devant un filtrage par catégories : une mesure administrative, un contrôle d'appareil, un logiciel de protection ou une option d'opérateur. Le fait que le blocage porte sur un genre entier, et non sur une adresse, est l'indice décisif.

Si l'adresse visée échoue seule pendant que ses voisines s'ouvrent, le problème vient du site. Un nom expiré, un hébergement arrêté, un certificat périmé, une fermeture : la quatrième famille, et rien d'autre.

Cette étape a un intérêt secondaire que nous exploitons pour nos relectures. En ouvrant trois ou quatre entrées d'un même répertoire, on mesure d'un coup l'état d'entretien de ce répertoire : trois portes fermées sur quatre indiquent une liste abandonnée, quel que soit le soin apporté à sa présentation. C'est la vérification la plus rentable qu'un lecteur puisse faire avant de se fier à un catalogue, et elle prend deux minutes.

Étape trois, lire le message exact plutôt que son allure

Cette étape passe pour une évidence et c'est celle qu'on saute. Un introuvable, un refus explicite, un avertissement de certificat et un message de prestataire d'hébergement se ressemblent dans le souvenir qu'on en garde ; ils ne se ressemblent pas à l'écran.

Notez le texte, y compris la mention discrète qui accompagne parfois le message principal : le nom d'un logiciel de protection, la référence d'une décision, le nom d'un hébergeur. Cette mention désigne le responsable du blocage, et elle suffit presque toujours à conclure.

Étape quatre, ouvrir la même adresse en navigation privée

Ce dernier geste élimine les extensions et une partie des réglages liés au profil du navigateur. Si la page apparaît dans cette fenêtre et pas dans l'autre, la cause est une extension ou un réglage de compte, et elle se corrige en une minute.

C'est aussi le test qui tranche pour la recherche protégée : dans une fenêtre privée, un moteur n'applique plus les préférences d'un compte connecté, et un site absent des résultats réapparaît.

Ce que cette suite ne peut pas départager

Deux causes résistent à ces quatre étapes, et il faut le dire. Un nom de site expiré et une mesure administrative produisent le même symptôme depuis votre connexion, et seule une vérification depuis un autre pays les distingue — ce que peu de visiteurs peuvent faire.

L'indice utilisable est indirect : une mesure administrative vise en général des adresses de premier plan, connues et très fréquentées, alors qu'un nom expiré frappe surtout de petites adresses. Sur les répertoires de notre relevé, dont beaucoup recensent des sites modestes, la seconde cause est de loin la plus probable.

Ce que nous déconseillons formellement

Cette page n'aurait aucune utilité si elle ne disait pas où s'arrêter. Quatre démarches nous paraissent devoir être écartées, et chacune pour une raison concrète plutôt que par principe.

Défaire un filtre posé par quelqu'un d'autre

Un contrôle réglé par un parent sur l'appareil d'un enfant, un filtrage décidé par un employeur sur son propre réseau, une option activée sur une ligne dont on n'est pas le titulaire : dans les trois cas, la restriction exprime la décision de celui à qui l'appareil, le réseau ou la ligne appartient.

Nous ne publions aucune indication pour la contourner. Ce n'est pas une précaution de façade : la démarche qui aboutit réellement consiste à s'adresser à la personne concernée, et elle a l'avantage de ne pas se retourner contre celui qui l'entreprend. Sur un réseau professionnel, les tentatives sont journalisées, et l'essai laisse une trace plus visible que ce qu'il cherchait à atteindre.

Chercher à passer outre un contrôle d'âge

Le contrôle d'âge à l'entrée d'un site existe pour une raison qui ne se discute pas, et les moyens présentés comme permettant de s'en affranchir relèvent de deux catégories : ceux qui ne fonctionnent pas, et ceux qui fonctionnent en exposant celui qui les emploie. Nous n'en décrivons aucun.

Installer un outil promettant de rétablir l'accès

C'est le conseil le plus important de cette page. Une recherche sur un blocage conduit immanquablement vers des programmes, des extensions et des applications qui promettent de le lever. Une part d'entre eux fait exactement l'inverse de ce qu'ils annoncent : ils observent la navigation, la revendent, ou installent autre chose en même temps.

Le calcul est mauvais dans tous les cas de figure. Si la cause était un réglage de votre appareil, elle se corrigeait sans rien installer. Si la cause était une décision d'un tiers ou d'une autorité, l'outil ne change pas la décision et ajoute un programme dont vous ne savez rien. Dans les deux cas, un accès fermé a été remplacé par une exposition ouverte.

Saisir une pièce d'identité sur une adresse inconnue

Dernier point, et il concerne les contrôles d'âge autant que les blocages. Un site qui réclame la photographie d'un document officiel sans présenter ni éditeur identifiable, ni page de confidentialité, ni tiers vérificateur nommé demande la pièce la plus sensible qu'un particulier détienne.

Nous conseillons de renoncer. Un document d'identité transmis ne se reprend pas, et cette irréversibilité ressemble à celle que nous décrivons ailleurs à propos des images diffusées : la décision d'arrêter, prise après, n'agit que sur la suite.

Ce que le sujet change pour les répertoires de cette rubrique

Dix répertoires composent cette rubrique, et la question de l'accès les concerne directement : un répertoire dont les entrées cessent de répondre devient une liste de portes fermées, sans que rien ne l'indique au lecteur.

Pourquoi un répertoire vieillit plus vite qu'il n'y paraît

Un répertoire ne contient pas des contenus mais des renvois. Chacun dépend d'un nom de site loué par quelqu'un d'autre, d'un hébergement payé par quelqu'un d'autre, d'un certificat renouvelé par quelqu'un d'autre. Le répertoire peut être parfaitement tenu et conduire malgré tout vers des adresses éteintes.

C'est ce qui fait de la date la donnée la plus importante d'un répertoire, bien avant l'étendue de son catalogue. Une liste de cent entrées vérifiées ce mois-ci vaut mieux qu'une liste de mille entrées d'il y a trois ans, et rien dans l'apparence des deux ne permet de les distinguer.

Un répertoire large présente en outre un travers que nous relevons dans plusieurs fiches de cette rubrique : plus il annonce d'entrées, moins il en décrit. Le nombre affiché compte alors des adresses et non des renseignements, si bien qu'ouvrir une fiche revient à lire un nom et un lien. L'exhaustivité et la description s'opposent, et il faut savoir laquelle des deux on est venu chercher.

Les quatre repères que nous cherchons dans un répertoire

Le comptage, d'abord : un répertoire qui annonce combien d'entrées il recense, et mieux encore qui publie ce comptage à plusieurs niveaux, se laisse contrôler par une addition. Un seul répertoire de cette rubrique le fait, et c'est le dispositif le plus vérifiable de tout notre relevé.

La date ensuite. Un seul affiche une année à jour. Un autre affiche une année franchement dépassée, et nous la préférons au silence : une date ancienne dit au lecteur qu'il doit confirmer avant de se déplacer ou de composer, là où l'absence de date ne lui dit même pas qu'il y aurait quelque chose à confirmer.

La signature en troisième. Un répertoire de cette rubrique attribue ses contributions à une personne dont l'activité se constate hors du site, ce qui engage une réputation extérieure. Aucun autre ne signe.

Le moyen d'écrire enfin, qui manque sur plusieurs d'entre eux. C'est le repère dont l'utilité ne concerne pas le lecteur mais l'exploitant d'un lieu ou la personne recensée qui voudrait faire corriger une fiche.

Le tri par prix, absent partout

Un mot sur un manque qui traverse toute la rubrique : aucun de ces répertoires ne permet de trier par dépense. Ils classent par registre, par territoire, par genre d'établissement, jamais par ce que coûte l'appel ou l'entrée. Le lecteur qui veut comparer des tarifs doit donc ouvrir chaque fiche, et rien ne garantit qu'il y trouvera un chiffre.

Nous le signalons dans chaque fiche concernée, et nous le répétons ici parce que c'est la limite commune de ces dix adresses.

Les questions qui accompagnent cette recherche

Ce qu'il est raisonnable de faire quand l'accès se ferme

Dérouler les quatre étapes décrites plus haut, dans l'ordre, et s'arrêter dès qu'une cause se désigne. Trois des quatre familles se corrigent ensuite sans rien installer : un réglage de moteur de recherche se décoche, une extension se désactive, un module d'un logiciel de protection se paramètre.

La quatrième famille, celle qui vient du site, ne se corrige pas du tout : il n'y a rien à faire qu'attendre, ou chercher ailleurs.

Pourquoi ces sites font l'objet de mesures

Parce qu'une obligation pèse sur eux quant à l'âge de leurs visiteurs, et qu'une partie d'entre eux ne l'a pas satisfaite. La mesure porte alors sur l'accès depuis un pays, à la demande de l'autorité chargée d'appliquer cette obligation.

Nous ajoutons ce que notre relevé a constaté : l'écart entre les adresses de ce secteur est considérable sur ce point. Certaines affichent un contrôle à l'entrée et se déclarent auprès des systèmes de filtrage parental ; d'autres n'affichent ni mentions d'éditeur, ni page de confidentialité, ni la moindre indication d'âge.

Pourquoi un moteur de recherche semble bloquer un site

Il ne le bloque pas. Deux mécanismes distincts se confondent sous cette impression.

Le premier est la recherche protégée, qui écarte certains résultats sans empêcher l'accès : l'adresse saisie directement s'ouvre normalement. Le second est le retrait d'un site de l'index d'un moteur, qui le rend introuvable par la recherche et le laisse parfaitement joignable.

Dans les deux cas, la vérification est la même et elle prend cinq secondes : taper l'adresse dans la barre du navigateur.

Le cas particulier des téléphones

Sur un téléphone, trois dispositifs se superposent et produisent des symptômes très proches : les restrictions du système, l'option de l'opérateur sur la connexion mobile, et le réglage du réseau sans fil auquel l'appareil est rattaché.

La méthode de tri reste celle de l'étape un : basculer entre connexion mobile et connexion sans fil. Un site bloqué sur l'une et ouvert sur l'autre désigne le réseau ; un site bloqué sur les deux désigne l'appareil ou le site. Et lorsque les restrictions du système ont été posées par quelqu'un d'autre, nous renvoyons à ce que nous avons écrit plus haut.

Notre avis sur la rubrique, en une phrase

Dix répertoires dont un seul se laisse contrôler par une addition et un seul affiche une date à jour, sur un sujet où la date vaut plus que l'étendue : lisez-les pour repérer, jamais pour conclure, et confirmez avant de composer ou de vous déplacer.

Ce que nous regarderons la prochaine fois

Le nombre de répertoires de cette rubrique qui affichent une date, aujourd'hui de un sur dix, est l'indicateur que nous suivrons en premier. Puis l'apparition d'un tri par dépense, absent des dix. Et la proportion d'entrées encore joignables dans les deux répertoires les plus anciens, que nous comptons vérifier à la main.

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Une boutique parmi des lignes : tout ce qui compte y est écrit, prix, délai, retours. Reste que rien n'aide à choisir ce qu'on achète.

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Annuaire de lignes érotiques

Annuaire Érotique

Un soin inhabituel jusque dans les descriptions d'images, et la même ligne payante mise en lien sur chacune de ses fiches.

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Annuaire et classement de sites adultes

Meilleur du Sexe

Le rang le plus visible s'achète, et le site le dit lui-même. Un biais annoncé se corrige ; c'est un biais caché qui serait disqualifiant.

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Annuaire de lignes gay et bi

Liste Annuaire Porno

Douze intervenants nommés là où les autres ouvrent une case. Être seul sur son créneau limite ce que nous pouvons en dire.

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Annuaire de clubs libertins et de lieux de rencontre

FG People

Des comptages qui s'additionnent, région par région : un index contrôlable par une addition. Beaucoup de fiches restent sans le moindre avis déposé.

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Annuaire de clubs libertins doublé d'une application mobile

Le Club Advisor

Une signature dont l'activité se vérifie hors du site, ce qui est rare ici ; en revanche aucun nombre d'établissements et aucune date affichée.

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Tube video amateur

Mustvideos

Une procédure de retrait existe, et aucune page de contact. Sur ce type de site, c'est la porte ordinaire qui manque, pas le formulaire.

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Annuaire des lieux et établissements coquins

Lieux Coquins

Un rangement à trois niveaux, du plus large à la ville, et une date en pied de page restée à 2018 qui renseigne malgré elle.

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Annuaire de clubs échangistes classés par département

Minuit Libertin

L'année est à jour, ce qui est unique dans la rubrique, et un dossier explique les règles d'un club avant d'y envoyer quelqu'un.

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Une page par adresse, pas une prestation

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